Revue L’harmonium français

revue encyclopédique semestrielle par numéros

Cette revue vous permet d’avoir à votre disposition une documentation scientifique, précise et historique sur l’harmonium. De format A4, elle est entièrement en couleur et imprimée sur du papier couché de 100g. Ses règles de rédaction sont conformes à celles des revues scientifiques nationales et internationales. Tous les articles publiés ont fait l’objet d’une acceptation par un comité de lecture. L’ensemble des données est indexé par le système des mots clés permettant ainsi la constitution d’une base de données scientifiques facilement exploitable.

L’harmonium français – N°37 – décembre 2025
Compte-rendu DU Compte-rendu du 5ème congrès de L’harmonium français les 8 et 9 novembre 2025

(Olivier SCHMITT)

Les 8 et 9 novembre derniers avait lieu au domaine de la Tuilière, à Cognac-la-Forêt, le 6e congrès de L’harmonium français. Cette rencontre était souhaitée par de nombreux amis de l’orgue expressif. La participation, les intervenants, les conférences et les concerts ont été d’un niveau exceptionnel.

L’aventure éphémère d’un instrument mal-aimé : le Mustel-Studio

(JACQUES PREVOT)

Conçu à l’origine comme un « modèle réduit » des grands harmoniums d’art, le « Mustel-Studio » est en définitive construit en série « économique », conjoncture oblige, au lendemain de la première guerre mondiale. S’il connaît un relatif succès commercial pendant les quelques années où il est produit, sa facture simplifiée ne lui vaut que peu de considération, à l’opposé de la réputation de ses prestigieux aînés, et malgré tous les efforts qu’aura déployé son créateur, Alphonse Mustel, pour en faire comprendre la conception et le but artistique.

Six pièces pour Mustel-Studio : une œuvre à découvrir du compositeur clermontois Aloÿs Claussmann

(François Clément, Olivier Salandini)

Cet article va vous permettre de découvrir une nouvelle œuvre pour harmonium, qui dormait sagement rangée dans la bibliothèque du patrimoine de Clermont-Ferrand, ainsi que son compositeur : Aloÿs Claussmann.

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L’harmonium français – N°36 – JUIN 2025
L’anche-libre au féminin (1811-1947)

cantatrices, compositrices,

démonstratrices d’instruments et organistes

(Alain Vernet)

Très impliquées dans la diffusion et l’évolution des instruments à anches libres, dames et demoiselles ont apporté toutes leurs immenses qualités musicales souvent développées au Conservatoire National Supérieur de Paris avec l’aide des plus éminents professeurs. Leur imagination fertile a souvent poussé les facteurs à innover. Le goût de l’époque les a conduites à user de leur charme soigneusement entretenu pour affirmer un féminisme totalement décomplexé.

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L’harmonium français – N°35 – décembre 2024
Monsieur le Comte Fernand de Bouillé
compositeur, poète, alpiniste, Volontaire de l’Ouest et
sa Rêverie pour piano et orgue-expressif
(patrick-alain faure)

Cet article retrace la vie romanesque d’un personnage hors du commun : le Comte Fernand de Bouillé. C’est la découverte d’une de ses compostions totalement oubliée : la Rêverie pour piano et orgue qui motiva nos recherches aboutissant ainsi à ce travail. Homme aux multiples talents, son rôle de compositeur fut largement oublié et passa au second plan du fait de ses multiples autres exploits qui lui permirent de passer à la postérité. On retiendra notamment la réalisation, en 1856, de la première ascension de l’Aiguille du Midi à Chamonix et en 1870, sa mort en héros à la bataille de Loigny. Ces deux points ne devant cependant pas faire oublier ses talents de musicien et de compositeur auxquels nous essaierons de rendre justice dans le texte ci-après.

Généalogie d’un instrument : l’orgue Mustel n°265
(Jacques Prévot)

Exemple de « généalogie instrumentale », cet article retrace l’histoire de l’harmonium Mustel n°265, modèle classique de 6 jeux, construit en 1877 par Victor Mustel pour Alphonse Mailly, professeur d’orgue au Conservatoire royal de Bruxelles. Il passa ensuite entre les mains de son épouse, Clémentine Sandenbergh-Matthiessen qui deviendra, après leur divorce, Mme Tiny Béon, harmoniumiste célèbre et grande promotrice des orgues Mustel. Repris et modifié en 1913 par la maison Mustel qui installe des Métaphones, le Prolongement et le Grand-Jeu au talon, cet instrument est ensuite revendu à une riche famille d’industriels mélomanes, les Corbassière. Il fut retrouvé en 2011, en mauvais état, chez un marchand parisien d’instruments de musique anciens. C’est à cette date que l’auteur en fit l’acquisition et que sa restauration fut entreprise.

La Fantaisie de Concert d’Alphonse Mustel : Une œuvre tardive et déconcertante
(olivier schmitt)

Nous avons précédemment étudié au travers de trois articles l’œuvre musicale d’Alphonse Mustel et enregistré ces partitions. Toutefois l’une d’elles restait encore introuvable jusqu’il y a peu : la Fantaisie de Concert op. 27 datant de 1904. Grâce au réseau international d’entraide des amateurs d’harmoniums et en particulier au docteur Christoph Springfeld, oncologue de la clinique universitaire d’Heidelberg en Allemagne, cette lacune a pu être comblée. Nous pouvons dès lors proposer de découvrir cette pièce assez déroutante par une analyse détaillée et son enregistrement.

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L’harmonium français – N°34 – juin 2024
L’Opus 1 : un orgue expressif créé et construit à l’Atelier de l’Harmonium
(cyrille jourdain)

Certitudes établies quant aux procédés de restauration des orgues expressifs et harmoniums, le temps est venu pour l’Atelier de l’Harmonium de mettre à profit ses connaissances de la facture au service de la construction d’un orgue expressif neuf dans tous ses composants. Esquisses et plans établis, cet article décrit la construction patiente de l’opus 1. Les nombreuses parties tant techniques que pneumatiques et instrumentales sont développées en détails et le rendu sonore que produit l’instrument avant harmonisation ouvre la voie à de multiples réflexions.

Mustel et l’Italie, clients et anecdotes
(jacques prevot)

Cet article étudie un aspect inédit des rapports que la Maison Mustel a entretenus avec l’Italie. À travers la représentation de la marque et sa clientèle dans ce pays, cette étude montre comment la maison Mustel, avec pugnacité, a cherché à nouer sans cesse des relations d’affaires. C’est aussi l’occasion d’évoquer la figure de l’abbé Evasio Lovazzano, mustelliste distingué, principal promoteur de l’orgue Mustel dans la péninsule et inventeur de l’elettroarmonium (ancêtre du combinateur électronique de registration que nous connaissons pour le grand-orgue, mais ici dédié à l’orgue Mustel).

Jules Mouquet, Grand Prix de Rome et l’Orgue-Mustel
(olivier schmitt)

Jules Mouquet est pour la plupart des mélomanes un compositeur inconnu. Il a pourtant mené de brillantes études au Conservatoire de Paris, couronnées par le Grand Prix de Rome, avant de devenir l’un des professeurs de cette institution. Au sein d’une production essentiellement dédiée à la musique de chambre, on trouve quatre partitions destinées à l’Orgue-Mustel : la Suite symphonique op. 9, la Sonate op. 10, la mélodie avec accompagnement d’orgue-célesta L’Église du village et une Étude écrite pour le livre d’Alphonse Mustel. Nous proposons de présenter le compositeur, les quatre œuvres en question et d’en dégager les aspects esthétiques principaux.

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L’harmonium français – N°33 – décembre 2023
Au Pays Breton – chef d’oeuvre d’art total d’Alphonse Mustel
(Olivier SCHMITT)

Nous avons précédemment étudié l’œuvre d’Alphonse Mustel (1873-1936). Une partition nécessite cependant une présentation exhaustive compte tenu de son importance et de sa richesse. Il s’agit d’Au Pays Breton op. 25, qui allie la poésie de René Delbost, les décors lumineux d’Eugène Frey et la musique du descendant du fondateur de la manufacture Mustel.

Le guide-chant électrique
(thierry correard)

La dénomination de « guide-chant électrique » désigne un instrument à anches libres et à clavier dont les pompes ont été remplacées par une soufflerie électrique intégrée. Le guide-chant, dont les modèles scolaires connaitront un grand succès en France, est souvent confondu avec l’harmonium. Il tire son origine des premiers orgues expressifs mis au point principalement par Gabriel-Joseph Grenié, Théodore Achille Müller et Jean Baptiste Napoléon Fournaux. Sa version électrifiée fera l’objet d’une production importante en Europe et aux Etats-Unis, essentiellement sur les années 1960. Remplacé par les premiers claviers électroniques, le guide-chant électrique représente le dernier instrument à anches libres où le clavier peut être joué à une ou deux mains suivant les modèles, permettant ainsi de s’initier à l’usage du clavier ou d’accompagner les chants.

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L’harmonium français – N°32 – JUIN 2023
Alphonse Mustel compositeur
(Olivier SCHMITT)

Nous avons précédemment étudié les Scènes et Airs de Ballets op. 24 d’Alphonse Mustel (1873-1936). Cette partition compte parmi les plus ambitieuses du petit-fils et successeur de Victor Mustel, inventeur du Concertal et de plusieurs brevets. Toutefois, il nous paraissait nécessaire d’observer l’ensemble de son œuvre, exclusivement destinée aux instruments de sa manufacture et extrêmement ramassée dans le temps, afin d’en comprendre les spécificités. Cette étude est d’autant plus intéressante que 2023 célèbre l’anniversaire des 150 ans de la naissance de l’industriel-virtuose.

Jacques Louis Battmann (Masevaux 1818 – Dijon 1886)
(jean-charles ablitzer)

Il ne fait aucun doute que l’harmonium a été l’instrument privilégié de Jacques Louis Battmann. Bien qu’étant un pianiste virtuose, en concert, il jouait très fréquemment de l’harmonium et se produisait souvent avec sa fille ainée dans un duo piano-harmonium. Jacques Louis Battmann a acquis une certaine célébrité à son époque et sa musique a été diffusée partout. Son œuvre mérite, sans hésitation, d’être connue et reconnue à sa juste valeur.

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L’harmonium français – N°31 – Décembre 2022
La maison Couty & Richard
une fabrication quasi exclusive d’orgues expressifs d’art ?
(patrick-alain faure)

La maison Couty & Richard eut une existence courte de 1865 à 1874. Durant cette période, elle produisit essentiellement de très beaux instruments d’artistes avec un système original de double expression inventé par René Couty qui était le « vrai » facteur d’harmoniums de la société alors que Jules Richard en était le démonstrateur et le commercial.

Compte-rendu du 5ème congrès de L’harmonium français les 8 et 9 octobre 2022
(olivier schmitt)

Les 8 et 9 octobre derniers avait lieu, au domaine de la Tuilière, à Cognac-la-Forêt, le cinquième congrès de L’harmonium français. Cette rencontre était particulièrement attendue après la pandémie de COVID-19.

Restauration d’un harmonium d’Alexandre Rousseau de 2 claviers et 10 jeux réels
(Cyrille Jourdain)

Cet article présente la restauration d’un harmonium d’Alexandre Rousseau. Cet instrument est exceptionnel dans sa composition et dans sa qualité de facture. Il est le témoin du génie du facteur qui durant toute l’existence de sa manufacture a produit des orgues expressifs originaux dont la construction n’obéissait pas à la standardisation, imaginée et voulue par Alexandre Debain, qui se mettait alors en place dans le monde de l’harmonium

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L’harmonium français – N°30 – juin 2022
L’orgue-mélodium des Alexandre à ses débuts
(gianluca vergani)

L’orgue-mélodium est un nom qui se réfère à un instrument « caméléon » dans sa conception de base. En changeant continuellement sa conception intérieure, les Alexandre furent constamment en quête de la meilleure qualité possible au travers de solutions innovantes. Les premiers instruments n’étaient pas tous réalisés de la même façon. Différents modes de production du son furent utilisés suite à des études et à des observations ingénieuses, essentiellement focalisées sur la disposition des anches dans le sommier. Lors de sa première apparition dans une exposition, l’orgue-mélodium émerveilla le jury et les musiciens passionnés. 

Itinéraire d’un Orgue-Célesta Mustel, entre Paris, Alger et la Moselle
(olivier schmitt)

À côté de l’Histoire organologique, les instruments de musique ont leur propre histoire, souvent ponctuée de nombreux rebondissements. Il est ainsi possible de suivre la production des grands luthiers, soit par la célébrité des instruments, soit par celle de leurs propriétaires successifs. Cette démarche, très proche d’une véritable enquête réserve souvent de grandes surprises. Nous proposons ici de retracer celle de l’Orgue-Célesta Mustel n° 2366-1229-530.

Découverte et création d’une partition inédite :
La Fantaisie pour Piano et Harmonium de Lefébure-Wely
(Olivier schmitt)

Pour tout musicien et/ou musicologue, découvrir une partition inédite, en réaliser l’édition et la promotion est un travail essentiel. Cet article montre comment un manuscrit mal attribué a permis de retrouver une œuvre importante du « Prince des Organistes » : Louis-James-Alfred Lefébure-Wely.

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L’harmonium français – N°29 – décembre 2021
L’harmonium électrostatique
(thierry correard)

Face aux coûts de construction et d’entretien d’un orgue à tuyaux, des inventeurs se sont ingéniés à proposer des instruments de musique de substitution à clavier, polyphoniques et permettant la tenue des sons. De l’invention de l’orgue expressif à l’orgue numérique ou virtuel dernière génération, ce ne sont pas moins de deux siècles où la France a été plusieurs fois pionnière dans ce domaine. La mise au point de l’orgue expressif, de l’harmonium, de l’orgue électronique ou encore de l’orgue à disques électrostatiques témoigne en effet du rôle tenu ici par le génie français. Ce sera encore le cas avec un autre instrument de substitution, l’harmonium électrostatique. Instrument que l’on pourrait qualifier d’hybride, se situant entre l’harmonium et l’orgue électronique, l’harmonium électrostatique sera l’objet d’une production éphémère en France dans les années 1950 à l’initiative de Jean-Adolphe Dereux. Après avoir retracé l’évolution des idées et des inventions qui ont conduit à la mise au point de cet instrument et rappelé rapidement les principes théoriques nécessaires à la compréhension du sujet, cet article présente les travaux de Jean-Adolphe Dereux ainsi que sa production dans ce domaine. 

Les activités plus ou moins connues d’Alexandre Martin de Provins
(daniel ambroise)

Martin de Provins, bien connu pour ses travaux sur les orgues expressifs à percussion, a été organiste et réparateur d’orgues. Il s’est intéressé à l’utilisation du vent dans les grandes orgues. Il a pensé à l’utilisation de l’aluminium pour les instruments à vent et a proposé une modification originale du violon. Cet article s’étend sur toute la vie de Martin.

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L’harmonium français – N°28 – juin 2021
Francesco Bruni, l’oublié dans l’ombre
(gianluca vergani)

Ce travail sur Francesco Bruni présente son parcours de vie comme étroitement lié à celui de l’orgue expressif. Il en ressort qu’il fut un facteur de la première heure, observateur attentif et habile inventeur, reconnu comme tel par ses pairs. L’analyse de ses instruments mis en comparaison avec ceux de ses contemporains permet de mettre en évidence qu’il a travaillé pour eux et que beaucoup d’instruments estampillés du nom d’autres facteurs ont, en réalité, étaient fabriqués par Bruni.  Avec ces nouveaux éclairages biographiques, on regarde le procès en contrefaçon dans lequel Bruni a été impliqué d’un point de vue différent de ce qui fut écrit jusqu’à présent sur le sujet et rapidement une certitude semble se dégager : Bruni fut condamné par l’officialisation d’un brevet…

Causerie sur le bien jouer de l’harmonium
(françois dupoux)

Victime de son clavier, il est souvent comparé au piano ; par les sons tenus qu’il fait entendre et la place qu’il occupe dans les églises et autres lieux de culte, il est assimilé à l’orgue. Si dans la seconde moitié du XIXème siècle il fût peut-être mieux reconnu comme instrument à part entière, parmi la multitude des méthodes d’harmonium parues, bien peu ont parlé de l’instrument lui-même et surtout de sa personnalité propre. Les grands maîtres de l’harmonium ayant disparu maintenant depuis près de cent ans, leurs élèves aussi, il a fallu le talent de quelques musiciens hors pairs pour retrouver et réhabiliter, l’art de jouer de cet instrument souvent objet de moqueries et de dédain, et d’inciter les plus jeunes générations à persévérer dans une discipline instrumentale et éminemment artistique qui, il n’y a même pas quarante ans pouvait passer pour une maladie honteuse !

Les Trois Rhapsodies sur des Cantiques bretons op. 7 de Camille Saint-Saëns
Le folklore musical transcendé
(Olivier schmitt)

Camille Saint-Saëns (1835-1921) est l’un des compositeurs majeurs du courant romantique français. Sa carrière, d’une longévité exceptionnelle (trois quarts de siècle), lui a permis d’exceller comme chef d’orchestre, compositeur, écrivain, organiste, pédagogue et pianiste. Cependant, ses œuvres ont rarement été acclamées par la critique et le public, les trouvant soit trop modernes dans sa jeunesse, soit trop académiques à la fin de sa vie. Nous proposons d’aborder les Trois Rhapsodies sur des Cantiques bretons op. 7. Il s’agit du recueil le plus important confié à l’harmonium seul par le musicien.

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L’harmonium français – N°27 – décembre 2020
Restauration d’un harmonium de salon Debain de quatre jeux et demi, 25 registres et deux claviers
« le plus grand quatre jeux et demi du monde »
(olivier schmitt)

Quoi de plus courant qu’un harmonium Debain « classique » de quatre jeux et demi ? C’était le modèle basique usité par la plupart des compositeurs français des XIXe et XXe siècles dès lors qu’ils ont voulu s’adresser à un large public. Pourquoi s’intéresser, outre la pathologie bien connue, parfois aiguë et fortement répandue chez les harmoniumistes qu’on appelle « collectionnite », à un instrument somme toute peu original et relativement limité dans ses possibilités musicales et qui mériterait une restauration complète ? Imaginons alors un harmonium dont les sonorités sont réparties sur deux claviers et considérablement enrichies par de multiples mécanismes et combinaisons, portant ses registres au nombre de 25. Quelles recettes a appliqué le génial inventeur de l’harmonium ?

L’orgue Mustel à deux claviersde l’intention initiale au développement commercial
(jacques prévot)

Cet article présente l’original et confidentiel Orgue Mustel à deux claviers. Communément dénommé « modèle n°4 » et qualifié par Victor Mustel, lui-même, de « superlatif de tous les instruments de ce genre », cet instrument rassemble tout le savoir-faire de l’illustre facteur. Le texte ci-après est la retranscription de la communication faite à l’occasion du 4congrès de L’harmonium français des 16 et 17 novembre 2019. Il permet de préciser les conditions de la création de cet instrument particulier, sa production et son développement commercial.

L’orgue Mustel à deux claviers « le superlatif de tous les instruments de ce genre » détails de facture, musicalité et répertoire
(patrick-alain faure)

Cet article présente les détails de facture de l’orgue Mustel à deux claviers en s’appuyant sur la description du n°247 fabriqué en 1876. Qualifié par Victor Mustel, lui-même, de « superlatif de tous les instruments de ce genre », cet orgue à deux claviers mérite que l’on s’intéresse à ses sonorités si particulières et à son répertoire.

Le piano–mélodium d’Alexandre Père & Fils
(pascal auffret)

Le piano-mélodium est un instrument combiné né au milieu du XIXème siècle, à l’aube de l’exposition universelle de 1855. Il se compose d’un piano, souvent de grande marque comme Érard ou Pleyel et d’un mélodium Alexandre.  Les facteurs n’ont eu de cesse de perfectionner les instruments mixtes durant ce siècle mais la plupart d’entre eux ont disparu même si quelques exemplaires ici ou là sont encore visibles chez les collectionneurs et autres musées. Si cette invention est restée dans nos mémoires, c’est grâce au grand pianiste Franz Liszt pour qui un instrument monumental fut réalisé. Le « Piano-Liszt », que l’on désigne ainsi, est la base de notre étude. Une forme plus modeste de celui-ci est présentée à l’exposition universelle de 1855. La récente restauration du Pleyel-Alexandre n°27092 de 1859 a permis l’étude d’un répertoire adapté. La liste des pianos achetés par Alexandre chez Pleyel et Érard entre 1852 et 1867 nous donne une idée quantitative des besoins du facteur d’orgues pour l’instrument à marteaux.

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L’harmonium français – N°26 – juin 2020
Une filière Normande : Bariod, Cambefort, Chapelain, Cordier et les Dumont
(alain vernet)

De 1851 à 1957, nous suivons l’évolution de plusieurs maisons de facture dans le Vexin Normand. A côté des grandes maisons parisiennes : Alexandre, Debain, Rodolphe, Kasriel ou Mustel, ces entreprises apportent des solutions imaginatives et fiables aux imperfections inhérentes à la mise en œuvre musicale des anches libres. Si certains modèles de leur fabrication sont destinés au salon ou au concert, l’essentiel de leur production se tourne vers l’église avec pour objectif, la suppléance de l’orgue à tuyaux.

Les 6 Pièces brèves op. 11 de Léonce de Saint-Martin
L’harmonium à l’ombre du grand orgue de Notre-Dame de Paris
(olivier schmitt)

Léonce de Saint-Martin est l’un des organistes français les plus controversés du XXe siècle. Désavoué par Louis Vierne, alors au crépuscule de sa vie et nommé successeur de ce dernier par le clergé de Notre-Dame de Paris, il a dû essuyer l’opprobre d’une grande partie de la profession. Concertiste renommé et compositeur fécond, Saint-Martin a essentiellement écrit pour l’orgue  et les voix. Dans cette production couvrant un demi-siècle, un seul recueil, les Six Pièces brèves op. 11, est destiné à l’harmonium ou « l’orgue avec pédale ad libitum ». Nous proposons de resituer ces morceaux dans leur contexte et d’en réaliser une analyse.

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L’harmonium français – N°25 – décembre 2019
Compte-rendu du 4ème congrès de L’harmonium français, les 16 et 17 novembre 2019
(olivier schmitt)

Les 16 et 17 novembre derniers avait lieu au domaine de la Tuilière, à Cognac-la-Forêt, le quatrième congrès de L’harmonium français qui a, une nouvelle fois, permis de fédérer tous les passionnés d’harmonium.

Les Kasrielde l’artisanat à l’industrie : 1839-1984
(alain vernet)

En un siècle et demi, la modeste maison fondée sous Louis-Philippe par Louis-Maurice Kasriel, immigré Prussien, gravit peu à peu les marches de la renommée. D’exposition en exposition, les récompenses obtenues par ce facteur deviennent de plus en plus flatteuses. La diffusion internationale de sa production permettra à la seconde génération d’enfants du fondateur de créer une grande usine. Ce sera la « plus grande manufacture d’orgue et harmoniums » de son temps dans l’entre-deux guerres. Avec 75000 à 80000 instruments, cette fabrique se situe en deuxième position parmi la production de ses concurrentes françaises.

Alexandre Guilmant
le plus important compositeur pour harmonium du XIXème siècle ?
(kurt lueders)

Alexandre Guilmant, musicien à l’époustouflante activité polyvalente mériterait-il l’épithète provocateur de « plus important compositeur pour l’harmonium du XIXème siècle » ? Certains aspects de sa production tendent à étayer cette thèse. Le volume même de son œuvre pour ou avec harmonium, même si l’on se limite aux pièces un tant soit peu développées, lui confère cette place et le catalogue en annexe permet de s’en convaincre.

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L’harmonium français – N°24 – juin 2019
Alfred Lefébure-Wely et l’harmonium : 1ére partie : éléments biographiques
(emmanuel pélaprat)

Indissociablement lié au piano et à l’orgue, Lefébure-Wely fut aussi l’un des premiers à promouvoir l’orgue expressif ; son catalogue, l’un des plus importants que l’on ait consacré à l’instrument, reflète ses attachements successifs aux différents modèles pour lesquels il composa. L’article qui suit constitue une première étude, d’un point de vue biographique sur les rapports du compositeur et de l’orgue expressif et établit, pour la première fois, cinq périodes précises liées à différents instruments. La deuxième partie, à paraître, s’attachera à son œuvre.

Annotations de textes de journaux par Alexandre Martin de Provins
(daniel ambroise)

Louis Pierre Alexandre Martin connu sous le nom de Martin de Provins a commenté sept textes provenant de revues de 1854 à 1856. Ces commentaires illustrent le conflit opposant Alexandre Martin à la Maison Alexandre père et fils.

Les Scènes et Airs de Ballet d’Alphonse Mustel : L’harmonium chorégraphique
(olivier schmitt)

Si les harmoniumistes connaissent Alphonse Mustel (1873-1936) comme petit-fils et successeur de Victor Mustel, comme inventeur du Concertal et de plusieurs brevets, le compositeur reste assez confidentiel. Sa production est exclusivement tournée vers l’harmonium d’art et l’orgue-célesta, qu’ils soient solistes ou associés à d’autres instruments ou à la déclamation théâtrale. Nous proposons d’étudier ici les Scènes et Airs de Ballets op. 24, l’une des partitions les plus ambitieuses du musicien.

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L’harmonium français – N°23 – décembre 2018
Le Choriphone-Contrebasse de Léon-Célestin Dumont
Personne ne l’avait vu (ni entendu…) !
(françois dupoux)

Léon Célestin Dumont est un facteur d’harmonium à part ; au fil des numéros de cette revue, sa production fait l’objet d’un véritable feuilleton. Chaque « épisode » nous permet de progresser dans la connaissance de sa personnalité profondément originale. Il ne se contentera pas d’imiter ses confrères, de copier, éventuellement de perfectionner : il invente ! Pour l’instant, même si les pièces du répertoire pour l’harmonium classique peuvent y être jouées, on n’a pas retrouvé de partitions registrées pour ses instruments et en ce qui concerne le Choriphone-contrebasse, objet de cet article, il est sûr qu’aucun répertoire ne peut y être interprété ! Alors…

Orgues et harmoniums entre modalité et tonalité :
tempéraments, transpositeurs et harmonisateurs
(alain vernet)

L’étude transversale des innovations suscitées par l’accompagnement du chant de l’église catholique nous amène à détailler le fonctionnement des systèmes imaginés par quelques ecclésiastiques du XIXème siècle. En France, c’est d’abord dans l’Yonne que se manifestent ces créations avant de se répandre dans le sud-ouest puis en Belgique et enfin dans toute la France L’orgue bénéficie le premier de ces systèmes de simplification harmonique mais bien vite, l’harmonium devient leur domaine d’application privilégié avec deux procédés bien aboutis nommés harmonichordéon et harmoniphrase.

Hector Berlioz et l’Orgue-mélodium Alexandre : 
Une longue collaboration artistique et humaine
(Olivier schmitt)

Hector Berlioz (1803-1869) a été l’un des porte-drapeaux du romantisme français, le fondateur de l’orchestre moderne et un critique musical des plus avisés. Curieux de toute chose en matière de facture et de nouvelle technique instrumentale, il a été le premier à en livrer dans son Traité une analyse exhaustive. Dans sa réédition, dix ans plus tard, il a ajouté un important chapitre sur l’orgue-mélodium d’Alexandre. Nous verrons quels liens ont unis le compositeur à ces facteurs d’orgue et de quelles manières ils se sont exprimés.

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L’harmonium français – N°22 – juin 2018
Lefébure-Wély et le piano
(jean-luc perrot)

Cet article est consacré à un aspect plus méconnu de l’œuvre du célèbre organiste de Saint-Sulpice : il s’agit de l’apport de Lefébure-Wély pour le piano. Car, en fait, presque la moitié des opus de Lefébure-Wély sont consacrés à cet instrument, ce qui est considérable. L’auteur, après avoir rappelé dans quel cadre Lefébure-Wély a effectué sa formation, évoque les différents genres musicaux traités par le compositeur au piano : pièces de genre et de salon, musique descriptive, études à vocation pédagogiques, formes plus abstraites et danses telles que Polonaise, Boléro, etc… Il souligne les parentés avec Chopin, avec quelques peintres ou poètes, et l’esprit éminemment romantique de cette musique. Le présent article ayant été rédigé en vue d’une communication lors du 3ème congrès de l’Harmonium français, nous lui avons volontairement conservé sa tournure orale.

Lefébure-Wély, Prince des claviers
(pascal auffret)

Cet article présente en détail le nouvel album de L’harmonium français paru chez Hortus. Composé de deux disques, il est entièrement consacré à Lefébure-Wély. Au cours d’un programme original, vous pourrez découvrir d’autres facettes du talent du célébrissime musicien avec des pièces pour piano, violon et harmonicorde dont cet album constitue le premier enregistrement mondial.

Chronique d’une restaurationHarmonium Extra d’Alexandre Debain, 7 jeux 1/2
mis hors concours à l’exposition universelle de 1867
(alain boulais)

Cet article présente les étapes de restauration d’un harmonium Debain, ayant eu certainement une histoire particulière (exposition universelle de 1867). Pour corriger et effacer les interventions et les transformations que cet instrument a subi dans le passé, la restauration a nécessité une recherche comparative pour restituer les éléments manquants ou abimés.

Au cœur de l’œuvre de Sigfrid Karg-Elert : les Trois Sonatines op. 14
(olivier schmitt)

Aborder le répertoire d’harmonium d’art n’est pas une démarche évidente. D’une part la relative rareté des instruments en limite l’exécution, et de l’autre la difficulté propre de la musique peut rebuter bon nombre de musiciens à la technique limitée. Avec son recueil de Trois Sonatines op. 14 (1906), Sigfrid Karg-Elert (1877-1933) semble avoir trouvé les solutions à ces différentes problèmes.

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L’harmonium français – N°21 – décembre 2017
Compte-rendu du 3ème congrès de L’harmonium français les 11et 12 novembre 2017
à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Louis-James-Alfred Lefébure-Wély
(olivier schmitt)

Les 11 et 12 juin derniers, en Limousin, avait lieu au domaine de la Tuilière, à Cognac-la-Forêt,

le troisième congrès de L’harmonium français.

L. F. A. Frelon (1821-1884) – 2e partie
(emmanuel pélaprat)

Personnage important dans l’histoire de l’orgue expressif – terme qu’il préférait à harmonium –, Frelon appartient à la génération des compositeurs et instrumentistes qui suivit celles des pionniers. Après avoir travaillé pour la maison Alexandre, il fut particulièrement actif entre 1855 et 1865 : compositeur, interprète et transcripteur infatigable, il dirigea également la revue L’Orgue. Sa contribution la plus importante reste la publication d’une véritable encyclopédie : L’Art de l’orgue expressif, plus importante méthode du XIXe siècle. La 1re partie de cet article sur Frelon a permis de révéler quelques aspects de sa vie et d’établir le catalogue de sa production, reflet des pratiques du Second Empire. Cette 2e partie, aborde son œuvre avec des éclairages nouveaux sur sa biographie.

Restauration de l’harmonium monumental Alexandre Rousseau,
2 claviers, 11 jeux, n°1810
(cyrille jourdain)

Cet article présente la restauration d’un harmonium monumental de 2 claviers et 11 jeux construit par Alexandre Rousseau. Cet instrument de facture primitive, avec des sommiers à cartouches, montrait des signes avancés de faiblesse nécessitant une restauration. Les aspects techniques relevés lors de cette restauration à l’Atelier de l’Harmonium, seront précisés et viendront apporter des détails complémentaires aux études de Patrick-Alain Faure et Pascal Auffret sur la facture très soignée d’Alexandre Rousseau. Celle-ci est digne d’intérêt et, sous quelques aspects, semblable à de petits orgues d’Aristide Cavaillé-Coll ou de Théodore Puget. Nous soulignerons les interventions sur la soufflerie, rénovée dans les règles de l’art, le réencollage des cartouches d’anches et le remplacement d’un jeu de harpe éolienne dont l’importance musicale imposait que l’on y remédiât absolument.

Les 24 Pièces en Style libre op. 31 de Louis Vierne : une musique d’orgue… expressif
(olivier schmitt)

Louis Vierne (1870-1937), célèbre organiste de Notre-Dame de Paris et compositeur mondialement connu, a fait l’objet de nombreuses recherches biographiques et musicologiques. Ses Symphonies, ses Pièces de Fantaisie, sa musique de chambre, ses mélodies, ses œuvres d’orchestre, etc. sont au répertoire de nombreux musiciens et des ensembles instrumentaux. Cependant, au cœur de son œuvre, les 24 Pièces en Style libre op. 31, pour orgue ou harmonium, semblent connaître une faveur moins importante, tout au moins à l’orgue expressif. Nous proposons par cet article de les redécouvrir au travers du prisme de l’instrument à anches libres et de les resituer dans le répertoire de salon.

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L’harmonium français – N°20 – juin 2017
L’orgue-célesta mustel
(jacques prévot)

Cet article est la retranscription de la communication faite à l’occasion du 2e congrès de L’harmonium français les 25 et 26 juin 2016. Tout d’abord, sera présenté le typophone, inventé par Victor Mustel en 1866. L’amélioration de celui-ci aboutira dix ans plus tard au célesta, accessoire de l’orgue Mustel autant qu’instrument soliste de l’orchestre. C’est en 1888 qu’Auguste Mustel conçoit l’association définitive du célesta et de l’harmonium dans une caisse unique, réunissant l’un sur l’autre les deux claviers de ces instruments que l’on peut accoupler. Cette disposition a donné naissance à l’orgue-célesta.

Présentation du grand Vocalion de Pise (Italie)
(thierry correard)

Sous l’appellation Vocalion nous trouvons notamment des harmoniums de type monumental à deux ou trois claviers incorporant divers perfectionnements couverts par un ensemble de brevets. Les Vocalions, dont les grands modèles visaient à remplacer l’orgue à tuyaux de petites dimensions, sont dus à l’audace d’un écossais, James Baillie-Hamilton, qui aura passé sa vie à vouloir perfectionner l’harmonium d’abord en Grande Bretagne puis outre atlantique. Cet article, après avoir retracé rapidement les grandes étapes de l’épopée des Vocalions, présente celui de l’église vaudoise de Pise en Italie. Un instrument aux caractéristiques hors normes et sans aucun doute un des plus grands harmoniums jamais construits.

L’harmonium, souvenirs et avenir
(olivier schmitt)

Si de nombreux instruments dits « anciens » ont été l’objet d’une véritable résurrection, il est très étonnant que l’harmonium, avec ses nombreuses qualités et son répertoire pléthorique, soliste ou d’ensemble, n’ait pas encore connu une telle renaissance. Certes aujourd’hui de nombreux artisans s’intéressent à la restauration des harmoniums, quelle que soit leur type de facture, cependant, pour que le mouvement de réhabilitation entamé depuis près de 20 ans atteigne sa complétion, il serait logique que des instruments soient construits à neuf. Si la copie fidèle sera un passage nécessaire pour redécouvrir les spécialités et les gestes de conception, il serait souhaitable d’ouvrir de nouvelles voies à l’orgue expressif.

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L’harmonium français – N°19 – décembre 2016
L. F. A. Frelon (1821-1884) – 1ère partie
(emmanuel pélaprat)

Personnage important dans l’histoire de l’orgue expressif – terme qu’il préférait à harmonium –, Frelon appartient à la génération des compositeurs et instrumentistes qui suivit celle des pionniers. Après avoir travaillé pour la maison Alexandre, il fut particulièrement actif entre 1855 et 1865 : compositeur, interprète et transcripteur infatigable, il dirigea également la revue L’Orgue. De son œuvre musicale se détache la Polonaise, très rare partition concertante originale pour harmonium et orchestre. Cependant sa principale contribution reste la publication d’une véritable encyclopédie : L’Art de l’orgue expressif, plus importante méthode du xixe siècle. Cette première contribution sur Frelon permettra de découvrir dans un premier temps sa biographie et le catalogue de sa production, reflet des pratiques du Second Empire. La deuxième partie, à venir, sera consacrée à son œuvre.

Compte-rendu du 2ème congrès de L’harmonium français les 25 et 26 juin 2016
(olivier schmitt)

Les 25 et 26 juin derniers avait lieu au domaine de la Tuilière, à Cognac-la-Forêt, le second congrès de L’harmonium français.

Les harmoniums de la Philharmonie à Paris
(thierry correard)

Haut lieu de la musique à Paris, la Philharmonie comporte un musée des instruments de musique qui possède dans ses collections plusieurs harmoniums dont certains sont tout à fait remarquables, voire exceptionnels. Voici une rapide présentation de ces instruments qu’il ne vous sera pas possible d’admirer.

A la recherche de l’expression à l’orgue : Grenié et ses contemporains
(alain vernet)

Pendant tout le cours du dix-neuvième siècle, les facteurs d’instruments rivalisent d’ingéniosité pour tenter de doter l’orgue des capacités d’expression si appréciées à l’orchestre et au piano. Grenié, Cosyn, Sébastien Erard,  Pierre Erard et Müller sont les principaux promoteurs de l’orgue expressif à anches libres et résonateurs. Leurs travaux ont largement influencé la facture d’orgue romantique puis symphonique. De nos jours, il ne serait sans doute pas impossible de continuer l’évolution de ce type d’instrument pour parvenir à un résultat musical des plus intéressants.

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L’harmonium français – N°18 – juin 2016
La Touraine au XVème siècle de Louis-James Alfred Lefébure-Wély. Une œuvre à découvrir
(pascal auffret)

L’harmonium français vient de sortir un disque où figure, en bonne place, une œuvre peu connue de Louis James Alfred Lefébure-Wély nommée : « La Touraine au XVème siècle ». Datée de 1859, elle se compose de six duos pour piano et harmonium. Il s’agit du premier enregistrement discographique intégral et c’est pour nous l’occasion d’expliquer la genèse de ce choix et de présenter l’œuvre dans le but d’en faciliter la compréhension et l’écoute. Vous pourrez lire plus loin une analyse succincte de chaque pièce ainsi que des impressions générales sur le cycle.

Martin de Provins,  facteur d’orgues  indépendant
(daniel ambroise)

A l’expiration de son association avec Alexandre père et fils, Alexandre Martin devient un facteur d’orgues expressives indépendant de 1857 à 1872. Malheureusement,  il rencontre de nombreuses difficultés et on oublie ce qu’il a apporté aux progrès de l’orgue expressif.

L’harmonium dans ses derniers retranchements :
les 2 Orchestrale Studien op. 70 de Karg-Elert
(Olivier schmitt)

Sigfrid Karg-Elert (1877-1933) est l’auteur d’une œuvre importante pour harmonium et s’est même spécialisé dans le répertoire d’harmonium d’art. Afin de compléter les articles déjà parus dans la revue, nous aborderons ici les 2 Orchestrale Studien op. 70 écrites en 1907, qui ouvrent la voie de la modernité au Kunstharmonium.

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L’harmonium français – N°17 – décembre 2015
Compte rendu du 1er Congrès de L’harmonium français les 13 et 14 juin 2015
(olivier schmitt)

Les 13 et 14 juin derniers avait lieu au domaine de la Tuilière, à Cognac-la-Forêt, un évènement jusque là inédit en France : un colloque sur l’harmonium. Celui-ci remporta un formidable succès et permis de fédérer une grande partie des amateurs d’harmonium.

La manufacture Rodolphe au début du XXème siècle
(alain vernet)

Aujourd’hui, nous n’avons peu d’idée de l’influence exercée par les jeux expressifs de l’orgue de Beauvais construit en 1827 par Cosyn et Hamel. Cet instrument légendaire dut entraîner nombre de vocations de facteurs d’orgues-expressives dans le « Pays d’Ouche » tout proche. Pierre, Louis, Alphonse Rodolphe semble être de ceux-là. Au début du XXème siècle, la maison fondée en 1850 est encore dirigée par Alphonse et Emile ses deux fils qui ont entre temps racheté la maison Debain. Cependant, après le décès de son épouse, Alphonse cède ses parts dans l’entreprise à ses deux enfants : Jean-Paul et Georges. La grande guerre mettra un terme prématuré à cette belle aventure industrielle et musicale.

Clavions & Pedalions (3ème partie)Substrats d’orgues à tuyaux domestiques ?
La Manufacture R. Van den Burg (Amersfoort–Hollande) (1935 – 1975)
(robert martin)

Cet article est la continuité de l’étude sur les instruments construits par la manufacture Van den Burg parue dans les numéros 15 et 16 de la revue L’harmonium français. Il se propose maintenant, à travers une étude esthétique et technique, de dégager les moyens utilisés dans leur conception.

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L’harmonium français – N°16 – juin 2015
Présentation d’un harmonium mixte du facteur Petitqueux-Hillard à trois claviers
(thierry correard)

Cet article propose de faire découvrir un instrument exceptionnel puisqu’il s’agit d’un harmonium mixte avec célesta possédant trois claviers du facteur français Gustave Petitqueux-Hillard. L’instrument, se trouvant aujourd’hui à Villeneuve-le-Roi (Val de Marne), représente sans doute un unique exemplaire de ce facteur. Sa disposition est inspirée de celle du magnifique modèle d’Orgue-Célesta à 3 claviers de la maison Mustel dont un très rare exemplaire se trouve au musée de la Cité de la musique à Paris. Avant d’aborder sa présentation, cet article apporte quelques précisions sur les harmoniums mixtes et leur complexité ainsi que sur la maison Petitqueux-Hillard dont la production, bien que de qualité, est restée assez confidentielle.

L’œuvre pour harmonium de Charles Tournemire
(olivier schmitt)

Charles Tournemire (1870-1939) est une personnalité fascinante qui a fait entrer l’orgue dans la modernité. Son œuvre, d’une très grande richesse (8 symphonies pour grand orchestre – certaines avec chœurs et orgue, des opéras, des oratorios, de la musique de chambre, etc.) semble aujourd’hui occultée par son monumental Orgue mystique. À côté de cette publication renommée existent trois recueils et quelques pièces isolées pour harmonium qui n’ont pas encore fait l’objet d’étude. Nous proposons de les analyser et de les resituer dans leur contexte.

Clavions & Pedalions (2ème partie)Substrats d’orgues à tuyaux domestiques ?
La Manufacture R. Van den Burg (Amersfoort–Hollande) (1935 – 1975)
(robert martin)

Cet article est la continuité de l’étude sur les instruments construits par la manufacture Van den Burg parue dans le numéro 15 de la revue L’harmonium français. Il se propose maintenant, à travers une étude esthétique et technique, de dégager les moyens utilisés dans leur conception..

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L’harmonium français – N°15 – décembre 2014
Albert Désiré Martin, successeur de son frère, Alexandre Martin de Provins
(daniel ambroise)

Albert Désiré Martin, frère cadet de Louis Pierre Alexandre Martin connu sous le nom de Martin de Provins fut également facteur d’orgue expressif. Il succéda, contrairement à ce qui est communément admis, à son frère comme le prouve le document présenté. Deux harmoniums sont brièvement décrits.

Les Heures mystiques op. 29 et 30 de Léon Boëllmann : Une œuvre de salon à l’église ?
(olivier schmitt)

Léon Boëllmann (1862-1897) est un compositeur incontournable dans le courant de la musique pour orgue dans la France de la fin du XIXème siècle. Pur produit de l’École Niedermeyer, il a été marqué par le renouveau de la musique religieuse et une certaine conception de l’harmonie. Au sein de sa production, tragiquement interrompue par une mort prématurée, l’orgue tient une place de choix, sans pour autant oublier le piano, la musique de chambre, l’orchestre et le répertoire sacré. Les deux volumes des Heures mystiques op. 29 et 30 pourraient y paraître anecdotiques, alors qu’ils figurent dans la bibliothèque de très nombreux musiciens. Cependant, ces quelques cent pièces semblent poser plus de questions qu’on ne pourrait le croire

Clavions & Pedalions (1ère partie)Substrats d’orgues à tuyaux domestiques ?
La Manufacture R. Van den Burg (Amersfoort–Hollande) (1935 – 1975)
(robert martin)

C’est dans un cadre assez inédit que ce propos s’essaye, dans une étude synthétique qui se voudrait être à la fois musicologique, organographique et organologique, sur des orgues expressives, instruments domestiques à anches libres, ayant comme fonction l’étude ou l’interprétation, dans des conditions concertantes, du répertoire de l’orgue à tuyaux. Le but n’est pas de faire connaître le recensement catégoriel sur la production d’une entreprise, d’autant qu’il existe partiellement et qu’il suffirait de le republier. La démarche est autre : – d’un côté, comprendre comment les Van den Burg en allant toujours à l’essentiel, sans gigantisme, sont parvenus, dans l’outil offert au musicien, à offrir une palette sonore attrayante et complète pour l’interprétation d’un large répertoire organistique, voire au-delà… – d’un autre, comment le musicien d’aujourd’hui peut arriver à une compréhension suffisante de ce qui lui est offert pour en découvrir les réelles possibilités artistiques, en imaginer d’autres, puis, à son tour, mettre ce long cheminement au service de l’art et de son propre enrichissement dans le sens le plus noble et le plus large possible. Scindée en divers articles publiés au gré des parutions de la revue, cette première partie, après avoir précisé la démarche directrice, se propose de faire état du recensement de ces instruments en l’état actuel des recherches entreprises depuis de nombreuses années.

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L’harmonium français – N°14 – juin 2014
Découverte et restauration d’un « TABLEAU-SOLFEGE » – DUMONT & Cie SUCrs
(françois dupoux)

Cet article présente la restauration d’un exemplaire d’une des nombreuses « inventions » originales de Léon Célestin Dumont, facteur d’harmoniums aux Andelys (Eure). Si l’intérêt musical d’un tel instrument ne peut qu’être limité, sa valeur documentaire est remarquable du point de vue de la relation qui pouvait exister entre les fabricants d’instruments et la pédagogie musicale de l’époque.

Présentation d’un harmonium Martin de Provins & Bourlet à deux claviers
(thierry correard)

Beaucoup moins connu chez les harmoniumistes que les célèbres Debain, Alexandre ou encore Mustel, Alexandre Martin appelé encore Martin de Provins est un facteur dont la production reste confidentielle. Pourtant la facture d’harmonium lui doit quelques perfectionnements dont la fameuse percussion qui fit en son temps la renommée de notre facteur. Après quelques éléments biographiques qui permettront peut-être de mieux comprendre une production qui reste énigmatique, nous allons présenter un harmonium à deux claviers hors norme sorti de l’atelier de ce facteur dont la particularité réside dans la conception inhabituelle de son deuxième clavier dont il est difficile de cerner la motivation.

Les Charakterstücke für Harmonium op. 148 de Friedrich Oskar Wermann
ou un autre regard sur l’harmonium en Allemagne
(olivier schmitt)

Oskar Wermann (1840-1906) est l’un de ces noms aujourd’hui oubliés des mélomanes. Formé auprès des plus grands maîtres allemands de la période romantique, il a pourtant eu une influence considérable sur la vie musicale de son temps, en particulier à Dresde et Leipzig. Son œuvre touche à presque tous les domaines mais a été éclipsée par la production des compositeurs de la génération suivante : Sigfrid Karg-Elert et Max Reger. C’est justement son esthétique « traditionnelle », qui doit à Mendelssohn et Schumann, qui nous intéresse ici, dans ce qui semble être son unique recueil destiné à l’harmonium seul : les Charakterstücke op. 148.

L’association du piano et de l’harmonium pendant le Second Empire
(emmanuel pélaprat)

Si le piano demeure l’instrument privilégié des salons, un autre instrument, l’harmonium, a été conçu dès son origine, dans les années 1840, exclusivement pour ceux-ci. Il connut à la fois une importante estime musicale en même temps qu’un succès commercial et industriel. Dès lors, il était naturel d’associer deux instruments qui voisinaient souvent dans la même pièce. Le répertoire est composé de nombreuses transcriptions, dont le but n’est pas différent de celles réalisées pour le piano à quatre mains, mais avec une dimension orchestrale plus développée liée à la diversité des timbres de l’harmonium, à ses sons tenus remplaçant les vents, et surtout à l’expression puisque c’est le seul instrument polyphonique réellement expressif. Parallèlement, des partitions originales virent le jour, dont  les Six Duos, op. 8 de Camille Saint-Saëns (1858) et Prélude, fugue et variation de César Franck (ca1864) aux côtés de nombreuses pages de Bizet, Lefébure-Wely, Widor,  Guilmant, etc. Le violon et le violoncelle pouvaient s’associer à cette formation pour renforcer l’illusion symphonique et véritablement faire entrer l’orchestre au salon. L’étude de ce répertoire particulier, abondant mais encore méconnu aujourd’hui, permet d’éclairer le rôle que l’harmonium a pu jouer dans la France du Second Empire, et de mieux cerner une pratique musicale bien singulière.

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L’harmonium français – N°13 – décembre 2013
La manufacture d’harmoniums Jules Richard (1867-1957)
(alain vernet)

Jules Richard, professeur de musique et de piano, se lance dans l’entreprenariat en 1867 sous l’influence d’Adrien Couty, son aîné de 10 ans. Devenu seul directeur, il organise la fabrication de ses harmoniums à Etrépagny dès 1875 avant d’y installer la totalité de l’entreprise en 1886. Son décès en 1893 amène sa veuve, Florestine Mistriss,  à la direction de la maison jusqu’en 1915 où elle s’éteint à son tour. Roger Gaboriaud assure alors la continuité de la marque.  Après sa disparition en 1946, Suzanne Houpin, veuve de Roger Gaboriaud dirige la société jusqu’à sa liquidation en 1957.

Les Morceaux pour harmonium d’art d’Alexandre Guilmant
(olivier schmitt)

Alexandre Guilmant (1837-1911) est l’un des grands organistes du courant symphonique français. Pédagogue reconnu, premier organiste français à avoir fait de grandes tournées américaines, compositeur distingué, il est surtout connu pour ses Sonates pour orgue, ses nombreuses livraisons de Pièces dans différents styles et ses éditions des maîtres anciens de l’orgue en association avec le musicologue André Pirro. Au milieu de cette immense production se trouve une collection relativement réduite de Morceaux pour Harmonium d’art. Cet article a pour but de présenter ce corpus.

Sigfrid Karg-Elert (1877-1933)Guide de l’œuvre pour harmonium
(emmanuel pélaprat)

Sigfrid Karg-Elert est un personnage incontournable dans l’histoire de l’harmonium : c’est le compositeur qui a le plus écrit pour cet instrument et son modèle de prédilection reste les deux types français, l’harmonium « classique » à quatre jeux ½ ou 5 jeux et l’harmonium d’art. Face à une œuvre aussi imposante, aussi diverse et mal classifiée, cet article s’attache à proposer plusieurs approches qui permettront surtout à l’interprète de mieux se retrouver dans le choix de l’instrument et dans le degré de difficulté d’une œuvre réservée à des musiciens chevronnés, mais pas exclusivement !

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L’harmonium français – N°12 – MAI 2013
Alexandre Martin (1811-1879)
L’exploitation de ses inventions par Alexandre Père et Fils
(Emmanuel pélaprat)

Alexandre Martin (de Provins) est un inventeur discret dont l’invention principale, la percussion, fut, dans un premier temps, exploitée par la maison Alexandre. Les enjeux commerciaux, la revendication du titre d’inventeur et la fin de la protection accordée par le brevet finirent par diviser Martin et Alexandre au cours d’une querelle par journaux interposés dont les péripéties n’avaient pas encore été relatées à ce jour.

De l’Anémocorde à l’Orgue-Célesta
un siècle d’innovations instrumentales (1789-1889)
(Alain vernet)

Sans se soucier des changements de régimes institutionnels, les facteurs ont recherché avec une louable opiniâtreté l’instrument de musique qui réponde avec simplicité et fiabilité au goût des compositeurs, des interprètes et de leur public. La souplesse de l’orchestre de Mannheim les conduit d’abord à rechercher la nuance plus que le contraste. L’ardeur des pulsions révolutionnaires les amène ensuite à privilégier la puissance. Enfin, la virtuosité de plus en plus diabolique des interprètes leur réclame l’instantanéité de l’attaque. C’est ainsi que l’on passe peu à peu de l’Anémocorde de Schnell à l’Orgue-Célesta de Mustel.

Les Sonates n° 2, 3 et 4 d’Alexandre Guilmant.
De l’harmonium à l’orgue ou de l’orgue à l’harmonium…
(olivier schmitt)

Alexandre Guilmant (1837-1911) est l’un des grands organistes du courant symphonique français. Pédagogue reconnu, premier organiste français à avoir fait de grandes tournées américaines, compositeur distingué, il est surtout connu pour ses Sonates pour orgue, ses nombreuses livraisons de Pièces dans différents styles et ses éditions des maîtres anciens de l’orgue en association avec le musicologue André Pirro. Cet article a pour but de présenter les Sonates n° 2, 3 et 4, qui ont la particularité de connaître une version pour orgue et une version pour harmonium.

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L’harmonium français – N°11 – octobre 2012
Alexandre Rousseau Une place à part dans la facture d’harmoniums
Histoire et particularités de la « Manufacture modèle d’harmoniums du faubourg Saint-Germain »
et étude de la restauration d’un instrument de 5 jeux
(patrick-alain faure, françois paraf)

Alexandre Rousseau, dont le nom est aujourd’hui un peu oublié, fut un facteur d’harmoniums qui produisit des instruments de grande qualité. Ces derniers, se distinguant de la production « classique » par des particularités nettes et par une originalité très attachante, doivent être rangés au rang des meilleurs orgues expressifs que la facture ait produit. Ce n’est que justice de lui rendre hommage aujourd’hui en essayant de le tirer de l’oubli, un peu plus de 150 ans après ses débuts. Cet article fait la synthèse des connaissances actuelles sur ce facteur et complète ainsi le travail déjà entrepris par Pascal Auffret dans le n°1 de l’harmonium français.

Restauration d’un harmonium Debain de 4 jeux
(victor mangeol)

Tout musicien se doit de posséder un instrument dans le meilleur état possible pour exprimer son talent. Aussi est-il nécessaire d’envisager la restauration des harmoniums avec le même sérieux et la même rigueur que pour les autres instruments. Nous verrons dans cet article le travail effectué par un jeune facteur d’orgue sur un orgue expressif Debain assez ancien.

Les Trois Morceaux op. 1 pour harmonium de Camille Saint-Saëns
(olivier schmitt)

Camille Saint-Saëns (1835-1921) est l’un des plus grands compositeurs français du XIXèmesiècle. Enfant prodige, pianiste et organiste de renommée internationale, il a encore été un pédagogue recherché. Possédant un savoir encyclopédique, il a brillé dans tous les domaines qu’il a abordés. Son importante longévité et son immense production lui ont valu les honneurs, au point de passer pour un musicien officiel et académique. Nous proposons dans cet article de découvrir son œuvre pour harmonium la plus significative, les Trois Morceaux op. 1 (1855).

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L’harmonium français – N°10 – Février 2012
L’Harmonicorde d’Alexandre-François Debain – Mythes et réalités – 2ème partie
(pascal auffret)

Cet article est le complément du précédent travail sur l’harmonicorde paru dans le n° 8 de notre revue. Vous y découvrirez les principales caractéristiques techniques de l’harmonicorde que sont sa structure harmonique et sa mécanique, mais aussi son système de simplification de l’accord et un nouveau type de système d’appel des jeux. Nous finirons en musique par l’analyse de quelques trésors enfouis dans les archives de la bibliothèque nationale.

Les quatre Livres de noëls op. 60 d’Alexandre Guilmant
(olivier schmitt)

Alexandre Guilmant (1837-1911) est l’un des grands organistes du courant symphonique français. Pédagogue reconnu, premier organiste français à avoir fait de grandes tournées américaines, compositeur distingué, il est surtout connu pour ses Sonates pour orgue, ses nombreuses livraisons de Pièces dans différents styles et ses éditions des maîtres anciens de l’orgue en association avec le musicologue André Pirro. Cet article a pour but de présenter les 4 livres de noëls, qui renouent avec la tradition des organistes de l’Ancien Régime.

Des « jeux » de l’harmonium au jeu de l’harmonium
Les demi-jeux spécifiques de l’harmonium d’art
(françois dupoux)

Pour faire suite au travail consacré à la Musette et la Voix céleste paru dans le numéro 8 de L’harmonium français, cet article traite des sonorités particulières de l’harmonium dans sa version « harmonium d’art » en présentant notamment le Baryton et les ondulants à double rangs (Harpe éolienne et Voix céleste).

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L’harmonium français – N°9 – septembre 2011
Histoire et remise en état d’un instrument rare :
la partie harmonium d’un Mustel Concertal
(olivier schmitt)

Les harmoniums d’art sont aujourd’hui très estimés des musiciens et des collectionneurs. Au sein de cette production limitée à quelques manufactures allemandes (Schiedmayer) et autrichiennes (Titz), belges (Mazet) et françaises (Alexandre Père et Fils, Debain, Mustel, Richard…), les instruments Mustel sont particulièrement recherchés. Cet article a pour objet de présenter un modèle particulier et tardif de cette maison : un Concertal, ainsi que son histoire et sa restauration.

L’Orchestrium ou Joseph Merklin et la facture d’harmonium
(thierry correard)

Joseph Merklin fut l’un des plus grands facteurs d’orgues de son temps et il a laissé dans ce domaine une œuvre considérable qui suscite encore de nos jours une très grande admiration. Pourtant, il est bien moins connu que Merklin fut également à la tête d’une production importante d’harmoniums et qu’il travailla à l’amélioration de cet instrument, notamment pour des modèles de type monumental. Cet article présente l’implication de Joseph Merklin pour l’harmonium et propose de découvrir ce qui fut sans doute sa plus belle réalisation dans ce domaine, l’orchestrium.

Les harmoniums du Cap Corse
(jean-marc cicchero)

Cet article nous propose un inventaire des harmoniums du Cap Corse. Un nombre assez important d’instruments rencontrés sont rares ou de marques rarement observées ailleurs. On citera notamment : Chameroy, Changuion, Baudet, Busson, Dewingle. On notera aussi qu’un pourcentage assez important des instruments rencontrés n’ont pas de marque ou ont été démarqués.

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L’harmonium français – N°8 – décembre 2010
L’Harmonicorde d’Alexandre-François Debain – Mythes et réalités
(pascal auffret)

L’harmonicorde, fraichement breveté, est présenté pour la première fois à l’exposition universelle de Paris en 1855. Ce nouvel instrument suscita un engouement sérieux auprès de certains artistes dont le plus connu fut Lefébure-Wély. Cet article présente de façon générale l’harmonicorde et le but recherché par son inventeur. De nombreux textes partiels ou complets de la presse de l’époque illustreront notre propos. Nous découvrirons au travers de ces multiples citations que l’harmonicorde n’est pas un instrument « bâtard » mais une des inventions les plus originales d’Alexandre Debain. Une petite analyse des « Trois suites pour harmonicorde » de Lefébure-Wély conclura notre étude.

Un chef-d’œuvre de l’harmonium sous le Second Empire :
Les Trois Esquisses musicales op. 33 de Georges Bizet
(olivier schmitt)

Georges Bizet (1838-1875) est un compositeur incontournable dans l’univers scénique du Second Empire. Connu surtout pour ses opéras et ses suites de ballet, il n’en a pas moins été un fabuleux pianiste et un talentueux organiste. Curieux des inventions de son temps, il a laissé une seule œuvre pour orgue-expressif, les Trois Esquisses musicales, dédiées à Louis-James-Alfred Lefébure-Wély.

Des « jeux » de l’harmonium au jeu de l’harmonium
Particularités de la Musette et de la Voix céleste
(françois dupoux)

Si la question de la registration est cruciale dans l’orgue comme dans l’harmonium, elle requiert néanmoins, pour ce dernier, une technique spécifique. Cette étude, s’appuyant souvent sur l’œuvre de Karg-Elert, tente de brosser le profil de chacun des registres de l’harmonium pour montrer à quel point leurs caractéristiques doivent influer sur la composition d’œuvres pour cet instrument et sur la technique de jeu elle-même. En présentant les registres de « Musette et « Voix céleste »,  cet article clôt l’étude de la registration concernant l’harmonium dans son acception la plus commune.

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L’harmonium français – N°7 – juin 2010
Un reed organ Mannborg influencé par les harmoniums d’art :
l’exemple de l’ancien instrument du château de Bonnelles
(OlivieR SCHMITT)

Cet article présente un instrument très particulier du facteur allemand Theodor Mannborg. Comme la plupart des harmoniums de cette marque, il s’agit d’un modèle à dépression, mais remarquable à plus d’un titre, car s’il décline une palette de sonorités typiques du reed organ, de très nombreux paramètres tendent à le rapprocher des harmoniums d’art de type français. Nous vous proposons donc de découvrir cette facture et cet instrument qui semble être le résultat de la commande particulière de la duchesse d’Uzès pour son château de Bonnelles (Yvelines).

Les Voix Célestes ou l’histoire d’un disque entre amis
(patrick-alain faure)

Cet article retrace l’histoire de l’enregistrement du disque « Les Voix Célestes ». La genèse de l’ouvrage est exposée ainsi que les différents temps de sa réalisation.

Des « jeux » de l’harmonium au jeu de l’harmonium
(françois dupoux)

Si la question de la registration est cruciale dans l’orgue comme dans l’harmonium, elle requiert néanmoins, pour ce dernier, une technique spécifique. Cette étude, s’appuyant souvent sur l’œuvre de Karg-Elert, tente de brosser le profil de chacun des registres de l’harmonium pour montrer à quel point leurs caractéristiques doivent influer sur la composition d’œuvres pour cet instrument et sur la technique de jeu elle-même.

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L’harmonium français – N°6 – décembre 2009
Les Kompositionen für Kunstharmonium op. 26 de Sigfrid Karg-Elert
(OlivieR SCHMITT)

Sigfrid Karg-Elert est un compositeur incontournable dans le répertoire d’harmonium. Sa production nombreuse est d’une inspiration de grande qualité avec une mise en valeur sans précédent des possibilités des différents types d’instruments (harmonium simple, harmonium d’art, harmonium aspirant). Les pièces vont de l’attachante miniature à l’œuvre monumentale d’un souffle symphonique. Dans ce vaste corpus, nous proposons l’étude des Kompositionen für Kunstharmonium  op. 26, qui constituent l’un des sommets de tout le répertoire.

Hippolyte César Beaucourt
Connaissances actuelles sur ce facteur lyonnais
(Jean-Bernard Lemoine, patrick-alain faure)

Hippolyte César Beaucourt fut un facteur qui produisit des harmoniums de qualité. Il s’intéressa à son métier et essaya d’apporter des améliorations à l’harmonium. Il ne fabriqua probablement pas une grande quantité d’instruments mais sa facture artisanale et soignée mérite de sortir de l’oubli comme celle de son compatriote Charles Bildé.

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L’harmonium français – N°5- JUIN 2009
Charles  Bildé ou « de la Lorraine à la Savoie en passant par Paris »
 – itinéraire d’un facteur d’instruments de musique –
(Jean-bernard lemoine)

Il y a peu encore, les Rhonalpins ignoraient que deux facteurs d’harmonium avaient vécu et travaillé dans la Région, l’un à Lyon, l’autre à Annecy. C’est ce dernier que nous évoquons dans les lignes qui vont suivre. Charles Bildé a été un artisan fort compétent puisqu’il réalisa aussi bien des harmoniums que des pianos ou des orgues d’église et ce durant presque un demi-siècle.

Restauration et caractéristiques sonores d’un harmonium d’art,
fleuron de la maison Richard, 6 jeux réels, double expression, 1897
(françois dupoux)

Cet article présente la restauration d’un harmonium d’art produit par la manufacture Richard. Cet instrument, d’une qualité sonore exceptionnelle, est le témoin du savoir faire de Jules Richard. Il est un des rares témoins de l’utilisation de la double expression par ce facteur et méritait à ce titre d’être sauvé.

Reconstruction d’un harmonium Alexandre père & fils
ou « comment le design peut faire des miracles »
(samuel maingot)

Cet article présente la reconstruction d’un harmonium produit par la manufacture « Alexandre Père & fils ». La renommé incontournable de la marque a donné toute la motivation nécessaire à ce travail. Pour innover en matière de facture d’harmonium, la reconstruction a été basée sur le design et la technologie.

La composition en jeux de l’orgue expressif. Comment s’y retrouver ?
(pascal auffret)

Voici quelques lignes sur un sujet qui semble acquis mais dont nous avons constaté encore récemment qu’il donnait lieu à de mauvaises interprétations. Il nous arrive régulièrement de communiquer par téléphone, courrier, courriel… pour évoquer un instrument que l’un d’entre nous a « découvert ». La première question que l’on pose concerne le facteur ainsi que sa composition en jeux. Selon le degré de connaissance de l’interlocuteur, les réponses sont quelquefois vagues. Il faut alors poser quelques questions techniques rébarbatives et décrypter. « L’instrument a seize jeux, monsieur !». Il s’agit bien évidemment du nombre de tirants. De la patience et un peu de méthode permettent de s’y retrouver.

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L’harmonium français – N°4 – DéCEMBRE 2008
Les duos pour piano et harmonium en France autour d’Alexandre Guilmant
(denis tchorek)

Au XIXème siècle, les avancées techniques encouragent les inventions et perfectionnements de multiples instruments de musique. L’harmonium en est un parfait exemple en devenant le sujet de multiples développements hybrides. Le plus couru était la combinaison du piano et de l’harmonium en un seul instrument. Cependant, les compositeurs n’adhérèrent pas à cette solution économique et préférèrent composer pour duo piano et harmonium. Cet ensemble, totalement oublié aujourd’hui, est une preuve de l’engouement porté à l’harmonium dans le cadre de la musique de salon. Inauguré par Lefébure-Wely, c’est Alexandre Guilmant, auteur de pièces originales, qui porta le genre à son apogée. Cet article propose une analyse de ce corpus musical, en le replaçant dans son contexte social, tout en soulignant son appartenance à un concept esthétique fondamental de la musique du XIXème siècle : l’expression.

Restauration d’un Médiophone Dumont & Lelièvreavec système harmoniphrase
Modèle petit vertical G, type Renaissance, 21 registres, 6 ½ jeux réels
(CLAUDE JACCARD)

Cet article présente la restauration d’un harmonium Dumont-Lelièvre avec système harmoniphrase et médiophone. Il possède un clavier manuel, 21 registres, 5 jeux de basses et 8 jeux de dessus. L’instrument était à l’état de ruine quand nous l’avons pris en charge en août 2007. La restauration a nécessité plus de 300 heures de travail. L’instrument a retrouvé sa place dans l’église de Cronat (71) depuis mai 2008.

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L’harmonium français – N°3 – juin 2008
Instruction pour Jouer, Accorder et Réparer, au besoin,
les Orgues à anches libres d’Alexandre Debain, mécanicien,
facteur d’Orgues de Salon et de Chapelle, brevété du Roi,
Rue de Bondi, 76 et 78, à Paris
(Patrick-Alain Faure)

Cet article présente la reproduction du texte manuscrit d’Alexandre Debain dans lequel il donne ses conseils pour jouer, accorder et réparer, au besoin, les Orgues à anches libres. Les instructions de ce fac-similé amènent divers commentaires qui seront développés ci-après.

« Rencontre avec l’Histoire vivante » : Entretien avec Monsieur Bernard Longer, dernier ouvrier vivant de la fabrique d’harmonium Richard.
(françois dupoux)

Il y a tout juste cinquante ans, disparaissait à Etrépagny dans l’Eure, la fabrique d’harmoniums « Richard et Cie ». Les évènements se succédèrent ainsi : en 1953, départ du dernier « contremaître » ; en 1956 : arrêt de la fabrication ; en 1957, vente et fermeture définitive. Cet article rapporte l’interview par François Dupoux, le 8 avril 1999 à Etrépagny, de Monsieur Bernard Longer, dernier ouvrier vivant de la fabrique d’harmonium Richard. Quelle chance, il y a quelques années, d’avoir pu revivre par le témoignage d’un ancien ayant travaillé « aux orgues », le quotidien de ceux qui les derniers, de leurs mains, ont fabriqué cet instrument qui nous passionne…

Les MédiophonesManufacture d’orgues des Andelys, Dumont-Lelièvre
(pascal auffret)

Notre étude porte sur ces curieux instruments que sont les Médiophones, encore présents dans bon nombre de nos églises, et dont le brevet initial date du 27 Mai 1874 et le certificat d’addition du 16 Juin 1876. Nous étudierons deux instruments et analyseront le catalogue 1909. Parmi les Médiophones à notre disposition, un 7 jeux ½ et un 8 jeux ½, tous deux modèle G, style Renaissance. La dynastie Dumont est à l’origine de nombreuses inventions comme l’harmoniphrase, le choriphone-contrebasse, le stictophone…  qui feront peut-être l’objet d’intéressants articles dans nos prochaines revues

Procès en contrefaçon des harmoniums Debain
(patrick-alain faure)

Le procès en contrefaçon fait par Debain contre Marix, Bruni  et Alexandre est un moment important dans l’histoire de l’harmonium. En effet, ce procès « fleuve » se déroule entre 1840 et 1845, à un moment où l’instrument en est à ses balbutiements. Debain sortira vainqueur de cette bataille et sera définitivement consacré comme l’inventeur de l’harmonium. Cet article présente dans sa première partie une explication de ce procès en se replaçant dans l’époque. Cet exposé est suivi de la reproduction de « L’historique du procès en contrefaçon des harmoniums-Debain » publié en 1845 par Debain lui-même.

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L’harmonium français – N°2 – décembre 2007
Restauration d’un Orgue à Mains doublées d’Alexandre Père et Fils.
5 jeux réels – 16 registres
(Patrick-Alain Faure)

Cet article présente la restauration d’un Orgue à Mains doublées produit par la manufacture Alexandre Père et Fils. Il s’agit en fait d’un harmonium Alexandre de facture classique auquel est adjoint un mécanisme dit de « Mains doublées ». Celui-ci est une octave aiguë générale étendue à l’ensemble du clavier. Cela apporte «un petit plus» permettant quelques belles sonorités en faisant notamment entendre la toute dernière octave habituellement peu jouée sur un harmonium traditionnel.  Ces instruments sont rares de nos jours. En effet, ils semblent avoir été fabriqués en petit nombre et surtout le mécanisme de Mains doublées est fragile et la marge entre, non fonctionnement ou cornement, est étroite. Ceci a entraîné la suppression de ce mécanisme sur de nombreux instruments. Toutes ces raisons ont motivé la restauration de cet instrument de façon à se rendre compte de l’apport musical de ce perfectionnement.

Brevet et Catalogue des Orgues à Mains doublées
d’Alexandre Père et Fils
(Patrick-Alain Faure)

Cet article est un travail de synthèse sur le mécanisme de « Mains doublées » de la maison Alexandre. Ce perfectionnement qui est en réalité une octave aiguë générale a fait l’objet d’un brevet. Celui-ci est retranscrit dans son intégralité et nous nous attacherons à préciser les éléments qui diffèrent entre le texte original et son application industrielle. Enfin, le fac-similé du catalogue des Orgues à Mains doublées d’Alexandre Père et Fils vient compléter cette étude et nous permet d’avoir une idée précise du sujet et de sa commercialisation. On s’apercevra vite que ces perfectionnements et la facture instrumentale de cette époque tendent de plus en plus à se rapprocher de l’harmonium aspirant anglo-américain.

En parcourant la méthode pour l’Orgue-Alexandre de Lebeau et Durand
(Alain vernet)

Les documents d’époque et particulièrement ici la méthode Lebeau-Durand livrent une multitude de détails précis sur le jeu de l’harmonium. Combinaison de registres, explication de la percussion et de l’expression à la main mais aussi du vibrato, autant de procédés peu connus aujourd’hui, sont explicités ici. Les pièces musicales jointes à la méthode permettent en outre de faire la connaissance de quelques personnalités musicales oubliées comme Louis-Joseph Daussoigne-Méhul, Charlotte Alexandre-Dreyfus ou Alexei Lvoff. Méthode assurément pédagogique mais tout autant publicitaire !

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L’harmonium français – N°1 – juin 2007
Restauration d’un harmonium monumental Debain.
2 claviers – pédalier et 10 jeux réels
(Patrick-Alain Faure)

Cet article présente la restauration d’un harmonium monumental Debain. Il s’agit d’un instrument rare à la sonorité exceptionnelle. Il possède deux claviers manuels, un pédalier en tirasse, 45 registres, dix jeux réels et 610 anches. L’instrument fut récupéré à l’état de ruine mais sa rareté et ses qualités intrinsèques ont plaidé en sa faveur pour une restauration complète. Ce travail, débuté en novembre 1998, dura deux ans et nécessita 750 heures de travail. Ce magnifique harmonium a maintenant retrouvé sa voix et fait l’admiration de tous ceux qui l’entendent ou le jouent.

Restauration d’un harmonium Rodolphe – 4 jeux avec système harmoniphone
(Patrick-Alain Faure)

Cet article présente la restauration d’un harmonium Rodolphe avec système harmoniphone. Ce système est un casier harmonique en métal enfermant les soupapes des jeux dits « de devant » et agissant donc sur le Cor anglais-Flûte et le Bourdon-Clarinette. Il a pour effet essentiel d’atténuer les harmoniques de ces jeux. Le son est alors plus rond mais moins puissant et la sonorité se rapproche ainsi de l’harmonium aspirant.

– Témoignage – Les dernières heures de la fabrication des harmoniums en France
(François Dupoux)

La maison Kasriel fut la dernière manufacture d’harmoniums française à fermer ses portes. C’était en 1984, il y a tout juste un peu plus de vingt ans ! Avec cette fermeture, se finissait la fabuleuse aventure de la fabrication de l’harmonium en France. Cet article, rédigé d’après les renseignements aimablement communiqués par Monsieur Maurice Lepeltier, monteur chez Kasriel de 1947 à 1984, nous retrace comment et pourquoi cette vénérable maison mis fin à son activité après 150 ans de bons et loyaux services.

Particularités de la facture d’Alexandre Rousseau
(Pascal AUFFRET)

Cet article présente quelques instruments d’un facteur peu connu de nos jours : Alexandre Rousseau. « Facture primitive, sommiers à cartouches fragiles, composition des jeux curieuse… » voici, entre autres, les remarques que l’on entend toujours à propos de ce facteur. Notre étude tend à prouver qu’il s’agit au contraire d’une facture très soignée et que le résultat honore la facture française. Nous soulignerons quelques particularités comme la disposition des Harpes Eoliennes, l’importance des jeux ondulants, les sommiers. Nous avons étudié et comparé cinq instruments : trois sont en état, deux autres sont ruinés.  Pour s’y retrouver, nous les désignons par leur numéro, tous à quatre chiffres.  Ces numéros ne nous semblent pas chronologiques. N° 1304 (ruiné), n° 1810 (harmonium monumental à 2 claviers), n° 1831 (en cours de restauration), n° 4635, sans numéro 3 jeux (ruiné).

Etat réel d’un harmonium: proposition d’une classification en 5 stades
(PaTRICk-alain faure)

L’état réel d’un instrument est parfois difficile à évaluer lors d’une première approche. De plus, lorsque l’on veut discuter avec un correspondant d’un harmonium, il est souvent difficile à distance de donner un diagnostic précis même en s’aidant de photos. Pour cette raison, il est proposé ici une classification simple et reproductible distinguant 5 stades dans l’état de conservation d’un harmonium. Ces stades seront précisés de manière exhaustive et permettront de mieux classer nos instruments de façon à ce que tous les amateurs parlent le même langage.

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